France. La guerre civile entre les faillites de l'ordre républicain et de l'ordre économique

Philippe Brindet - 23.10.2026

En France, les manifestations organisées par les forces dissolvantes de la gauche, minoritaire dans le peuple français, évoluent entre les faillites de l'ordre républicain et de l'ordre économique. Le régime politique démontre une parfiat incompréhension et du problème et de sa solution. La raison échappe à la plupart des commentateurs même avertis. Le problème que le régime ne comprend pas n'est pas pour lui un problème. Il lui démontre brillamment qu'il a parfaitement réussi. Le résultat est que le régime n'a pas besoin de chercher une solution, puisqu'il n'y a pas de problème mais une brillant succès.

L'idée que le problème - ou le brillant résultat selon le point de vue - serait "français" est encore un vestige de l'ancienne France qui se considérait parmi les premières puissances politiques du monde occidental. Or, la situation est très loin de ce fantasme : La France n'est plus une puissance en rien. Nous n'avons pas un problème qui nous serait particulier, parce que nous n'avons plus rien de particulier. Le problème ... est strictement identique aux Etats-Unis, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Italie, en Espagne, .... Parce qu'il est provoqué par l'idéologie ou par les idéologies dstructrices de l'Occident.

La violence politique en France

Il se pourrait que les "manifestations" soient plus violentes en France. La chose se dispute dans un salon ... Cela ne donne aucune indication sur la signification des violences "urbaines". Il faut savoir que les forces de l'ordre françaises sont réduites à peu près dans le même rapport que les forces armées. Les CRS ont vu le nombre de leurs compagnies se réduire depuis trente ans et, pire, les effectifs de chaque compagnie ont réduit de moitié. Pire, les forces de l'ordre en effectif réduit ont vu leurs rénumérations réduites et - encore pire - leurs équipements devenir échantillonnaires. Comme les armements pour l'Armée française. Cela avait conduit à la démission d'un chef d'état-major plus compétent et moins courtisan que les autres ....

Mais en France, le problème de l'insuffisance des forces de l'ordre est doublé par le problème de l'infestation du corps des juges par les idéologies de la gauche., d'une part, et par des lois favorisant les délinquants et les criminels et pénalisant les victimes, d'autre part. De ce fait, les auteurs de violences urbaines ou politiques ne risquent pas grand chose. Beaucoup moins que les policiers d'ailleurs.

Comme décrit dans notre article d'hier (C-Politix, 21-10-2026, France. La guerre civile entre Caste et Immigration), les auteurs de violence sont de trois groupes :

  • les "réguliers", composés des partis et syndicats de gauche ou d'extrême-gauche qui voudraient profiter des violences urbaines pour empêcher un changement de régime, dont la corruption leur profitent ;
  • les "émeutiers professionnels liés aux ONGs américaines et s'ébatant dans le marécage de l'écologie et de l'extrême-gauche ;
  • les pillards et autres "razzieurs"

Le problème ici est celui de l'ordre républicain qui a été complètement détruit par l'idéologie d'extrême-gauche de "l'état de droit" que les ignorants confondent avec l'ordre légal. Or, "l'état de droit" a été construit de façon totalement artificielle, en dehors de toutes les institutions républicaines par l'extrême-gauche médiatique - universités, "culture", et médias mélangés - depuis près de trente ans. L'état de droit oppose des droits artificiellement exposés contre l'action publique qui, elle, est fondée sur la Loi républicaine. Ainsi, les "droits" des manifestants sont opposés à la Loi républicaine de répression des violences urbaines.

Allez faire respecter l'ordre républicain avec celà ... Que subsiste-t'il d'une république dans une telle situation ? Rien qu'une faillite !

La violence économique en France

Les présidents qui se sont succédés - de pitoyables pantins agités de soubresauts sous les excitations de lobbies d'une rapacité extrême - ont systématiquement contribué à détruire :

  • l'agriculture;
  • l'industrie ;
  • le commerce ;
  • la banque ;
  • le travail ; ...

L'agriculture est mise sous contrôle administratif de l'Etat français, collaborateur de l'Etat européen, de sorte que cette agriculture française représente moins de 2% du PIB français.

L'industrie manufacturière subit une rapine au profit de l'étranger d'une part et une obligation de s'expatrier d'autre part de sorte que l'industrie française représente moins de 9% du PIB français.

Le pays manque d'énergie - électricité, diesel, gaz, essence - de sorte que les prix s'envolent sans espoir alors que les revenus de l'activité économique s'effondrent. Notamment les revenus des français s'effondrent régulièrement depuis trente ans alors que nominalement, ces revenus sont réputés augmenter dans une escroquerie garantie par le régime macronien. Il en découle un appauvrissement de l'Etat français, contraint d'emprunter pour assurer un minimum vital à sa survie.

Cette violence économique que subissent tous les acteurs économiques français débouche évidemment sur une crise financière abyssale mue par un endettement himalayen dont le régime est - par idéologie suicidaire - si fier qu'il l'augmente inflexiblement chaque année. C'est le seul moyen pour ruiner entreprises et citoyens français. La faillite de ce point de vue n'est pas à venir. Elle est là.

Vers la guerre civile

Cette double faillite de la République et de l'Economie, finances en tête ... conduit certainement à un accroissement des troubles civils. Nous sommes donc certainement à l'orée d'une guerre civile terrible dont on ne voit aucune force politique consciente. Nous courons à l'abîme dans la fureur de la barbarie qui caractérise la société occidentale, France compris.

Déjà, les personnes physiques s'arment en urgence, épouvantées par les exactions commises depuis dix ans, exactions qui vont croissantes jusqu'au 17 Octobre 2026.

Déjà, les entreprises assurent leur protection à l'aide d'agences spécialisées parce que les forces de l'ordre républicain sont incapables d'assurer une sécurité efficace. Cette situation est encore déplorée par les forces de l'ordre qui souhaitent s'engager davantage. Mais elles sont dépassées techniquement et judiciairement.

La guerre civile sera d'abord le lieu d'affrontements entre meurtriers entre pilleurs-razzieurs et honnêtes gens menacés par les premiers. Cette guerre civile devrait évoluer lorsque les "politiciens" découvriront la puissance des troupes qu'ils peuvent enrôler pour abattre le régime en place. Les premiers "politiciens" intéressés seront ceux de l'extrême-gauche. Encouragés par leurs premiers succès, les "politiciens" de gauche essayeront ensuite de se confronter au régime en place en concurrence avec les politiciens d'extrême-droite. Mais ce dernier point n'est pas évident. Tout pourra alors évoluer en révolution.

Même la "première guerre civile" n'est pas certaine : elle peut être éteinte par la réaction du régime en place ou par une réaction pacifiante et innattendue du public ou par une intervention étrangère. D'abord par l'Union Européenne. Puis par les Etats-Unis.Nous verrons.



Revue C-Politix (c) 23 Octobre 2026